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Programmation liée
In the machine
une résidence création
La Clash Machine
Du 15 juin 2026 au 3 juillet 2026
La Clash Machine est un collectif né de la rencontre entre un groupe d’artistes chorégraphiques déviants et le monde du catch bruxellois. Membres de la BYWS (Brussels Young Wrestling Style) formé·es par le coach Nsimba, aka Shao aka Cowboy pas fatigué, étoile du catch belge et congolais, les quatre artistes revendiquent et se réapproprient la brutalité et le conflit comme des moyens de performer et d’interroger la violence.
Après s’être battu lors de performances frénétiques, bourrées aux hormones de synthèse dans des fêtes techno, des soirées de soutien et des fêtes de quartier, la Clash Machine prépare son premier spectacle.
Les trois semaines de résidence à La Bellone sont l’occasion pour le collectif de mettre en perspective les enjeux dramaturgiques rencontrés jusque-là :
De quelle manière le catch brouille-t-il les limites entre fiction et réalité ?
Qu’est ce que cela signifie dans le paysage culturel actuel, de défendre un art du divertissement ?
Sur le ring, on joue et déjoue les antagonismes habituels du catch : les héros / les méchants (baby face/heel), afin que le public puisse y déposer ses propres affects et vivre, avec nous, une forme de catharsis. Animée par l’urgence du présent et fidèle à la spontanéité du monde du catch, la Clash Machine se laisse transformer par le réel qui fait irruption lors des représentations. Que ce soit les violences vécues par d’autres et qui nous touchent, parce qu’on habite cette ville (ce pays, ce monde) ou bien des violences vécues directement par des membres de notre collectif, le résultat est le même : l’envie d’en découdre. Comme lorsqu’au mois d’août 2025, un des membres du collectif perd son procès dans le cadre d’une affaire de violences policières.
À l’occasion de la soirée « Clash Against Fascism » en janvier 2026, la Clash a pu rejouer ce procès et faire justice sur le ring. Elle aspire à prolonger ce processus hors du ring en entretenant des liens de collaborations et de solidarité avec des collectifs militants à Bruxelles.
Comment s’emparer du réel pour transformer le ring en un espace de réflexion collective sur la justice ?
La résidence à La Bellone et en particulier le moment prévu de Tender Session qui invite le public à prendre part à la réflexion, seront l’occasion pour le collectif de partager les questions rencontrées jusqu’à maintenant, afin d’enrichir, par de nouveaux regards, le processus créatif de la pièce prévue pour février 2027.
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Après la rencontre avec le coach NSimba, aka Cowboy pas fatigué, la Clash Machine intègre la BYWS où iels se forment aux techniques martiales. Par la suite, le collectif a eu l’occasion de performer à la Gay Haze, ainsi qu’à La Bellone dans le cadre du festival Homografìa ou encore, au sein d’événements auto-produits tels que le Gala de la BYWS et la soirée Clash against Fascism (en soutien aux victimes de violences policières) à la Bodeek. En mai 2026, la Clash Machine joue en France pour la première fois au SLAP (Montreuil), festival du livre queer et féministe. Les membres de la Clash Machine performent également en tant qu’athlètes de la BYWS lors d’événements catch tels que Recycatch, Couleur Café, Future Shock…
Issu·es de backgrounds divers, les membres de la Clash Machine se sont rencontré·es lors du master chorégraphique de Charleroi danse en 2022. Iels sont au nombres de quatre :
Loü Viret aka L’Bouro du Bitume, fait de la danse depuis tout petit, aujourd'hui, iel veut la réinventer en en faisant bouger ses limites, iel aime autant danser dans des teufs, qu’en manif, sur des scènes de théâtre, ou comme maintenant sur un ring.
Violette Lacroix mais tout le monde l'appelle Vio. Elle est la romantique Marry me Nathalie sur le ring. Avant le catch elle s'entraînait dans la catégorie runway de la ballroom, au sein de la kiki house of Gabbana.
Justine Richard, performeuse et poète, possédée à heure fixe par Mimi la Rage, bagarreuse et tricheuse chronique, qui débarque sur le ring pour écraser des os sous ses plateformes.
Aimé Gaster aka Erotiko, a grandi dans les rues de Marseille, c’est un agitateur, un fauteur de trouble, un danseur et un catcheur qui utilise ses mots et son corps pour haranguer les foules. Iels travaillent en collaboration avec plusieurs MC la drag queen Vakah Profana et la vogueuse Jhaya Caupenne (Mother of the kiki house of Gabbana in Belgium).