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Résidence liée

Du 16 février 2026 au 8 mars 2026

Ḥoub

Soumaya Phéline Abouda & Zaïneb Hamdi

une résidence création

Soumaya Phéline Abouda & Zaïneb Hamdi

Half & Half Closer

Le de 12:30 à 13:30

Marquant la fin de la résidence « Ḥoub » de Zaïneb Ḥamdi & Soumaya Phéline Abouda, ce « Half & Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30 minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec l’artiste sur son travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre.

Gratuit et sur inscription.  

Au sujet de leur résidence :

« Ḥoub » est une hybridation artistique, un dialogue sororal, né de la rencontre entre deux pratiques singulières : la poésie performée de Zaïneb Ḥamdi et la composition musicale en temps réel de Soumaya Phéline Abouda. D’un côté, Zaïneb Ḥamdi donne voix à ses textes poétiques à travers une oralité incarnée, entre spoken word, déclamation rituelle et performance poétique contemporaine. De l’autre, Soumaya Phéline Abouda pratique le turntablism comme une écriture musicale vivante, où la platine devient un instrument dramaturgique à part entière.

« Ḥoub » puise son récit dans le recueil « Où mon amour sera ḥoub » (Zaïneb Ḥamdi, L’Arbre de Diane, 2024) qui explore des thématiques intimes et politiques chères à l’autrice : l’identité multiple, la filiation, les masculinités, l’égalité des genres, le rapport à la langue parlée, symbolique ou écrite, la mémoire coloniale et les violences systémiques subies par les personnes identifiées femmes et racisées.

Sur scène, ces réalités trouvent une forme sensible et audible, réappropriées par les deux artistes, unies par leurs origines tunisiennes communes et par une mémoire diasporique partagée, réconciliant des héritages souvent dissociés : entre musiques occidentales et orientales, entre français, arabe, entre oralité populaire et écriture contemporaine.

Lors de cette résidence à La Bellone, Zaïneb et Soumaya viennent affiner, construire et consolider les différents pans de cette performance ; scénographie, dramaturgie, mouvement, lumière…. entourées de leur équipe, pour donner corps et matérialité totale à cette proposition plurielle.

Au sujet des artistes :

Zaïneb Ḥamdi (1989) est poétesse, autrice et performeuse belge. Son premier recueil « Fils d’Arabe » paraît en 2017 aux éditions Tétras Lyre. En 2024, elle publie « Où mon amour sera ḥoub » aux éditions L’Arbre de Diane, récompensé par le prix littéraire Les Grenades 2025, « Prix de la marraine », qui distingue une œuvre féministe de poésie.

Non dénuée d’ironie et de tendresse, son écriture repose sur une tension entre prose et langue poétique, travaillée, rythmée, imagée, parfois incantatoire. Ses textes, qui refusent toute assignation identitaire, puisent autant dans le quotidien que dans le mythe. Ils explorent l’altérité, la place des femmes et des « filles d’Arabe », les rapports aux masculinités, aux corps et à la langue, brouillant les frontières entre l’intime et le collectif, posant davantage de questions qu’ils n’en livrent de certitudes.

Par-delà le papier, elle investit l’espace numérique des réseaux sociaux, où elle compose des formes brèves de poésie visuelle et sonore mêlant image, texte et vidéo, prolongeant ainsi sa pratique d’autrice engagée dans celle de graphiste-typographe.

Sur scène, elle développe une poésie performée qui conjugue spoken word, récitation et seule en scène. Ses performances sont présentées dans plusieurs institutions culturelles, notamment La Bellone, la Maison Poème, le Beursschouwburg et le Palais de Tokyo.

Soumaya Phéline Abouda (1983) est originaire de Bruxelles, artiste sonore, DJ, compositrice et performeuse, active sur les scènes belges et internationales depuis 2006.

Résidente de Kiosk Radio, cofondatrice des soirées High Needs Low et co-organisatrice de Club Détour, elle évolue à la croisée de la création sonore et des cultures électroniques alternatives. Son travail explore l’évolution de la pratique du DJ et la manière dont les outils (CDJ, platines et mixer) peuvent devenir de véritables instruments narratifs et expressifs. Elle nomme cette approche le CDJism, en continuité avec le turntablism, dont elle prolonge les gestes, la physicalité et les imaginaires.

À travers cette recherche, elle transforme la performance DJ en un espace d’écoute active, d’improvisation et de composition en temps réel, où chaque geste devient un acte d’écriture. Sa pratique, entre expérimentation sonore et chorégraphie du mouvement, interroge la relation entre corps, mémoire et technique pour « raconter la musique autrement ».

Engagée dans une réflexion sur les formes de transmission et la documentation des pratiques musicales, elle archive et met en récit son travail et celui de ses pairs. En tant que membre du collectif féministe Psst Mlle, elle milite pour plus de diversité et d’inclusivité dans les musiques électroniques.

Son univers sonore se caractérise par une exploration technique et organique des sonorités, combinant basses profondes, breakbeats complexes et structures polyrythmiques, façonnant des expériences uniques et éphémères.