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Résidence liée
Du 1 juin 2026 au 12 juin 2026
Il faut les faire sortir de la gorge et les crier باید از حلق بیرون آمده و فریاد شوند
Ondine Cloez & Saghar Hosseinpour
une résidence dramaturgie
Marquant la fin de la résidence de Saghar Hosseinpour & Ondine Cloez, ce « Half & Half Closer », propose une rencontre en deux temps : un entretien de 30 minutes enregistré et en public, mené par l’équipe de La Bellone pour échanger avec les artistes sur leur travail en cours, puis un moment de discussion informelle autour d’un verre.
Gratuit et sur inscription.
Au sujet de leur résidence :
« Il faut les faire sortir de la gorge et les crier باید از حلق بیرون آمده و فریاد شوند » est un projet de Saghar Hosseinpour & Ondine Cloez.
Qu’est-ce que serait une performance qui serait une pratique ? Qui resterait mobile ?
À l’inverse d’un spectacle qu’il faudrait répéter jusqu’à l’améliorer, nous aimerions inventer une forme qui nous mettrait en jeu (par nous, il faut entendre nous deux + vous, le public)
Une question nous obsède : que vois-tu ?
Nous ne voyons pas les mêmes choses. Mais nous voyons. Ce qui est là et ce qui est ailleurs, ou qui a disparu. L’absence aussi.
چه میبینی؟
Que vois-tu?
Il faut les faire sortir de la gorge et les crier باید از حلق بیرون آمده و فریاد شوند is a project by Saghar Hosseinpour & Ondine Cloez.
What would a performance that is a practice be like? One that remains mobile?
Unlike a show that has to be rehearsed until it is perfected, we would like to invent a form that would keep us in the play (by us, we mean us two + you, the audience).
One question obsesses us: what do you see?
We don't see the same things. But we see. What is there and what is elsewhere, or what has disappeared. Absence.
چه میبینی؟
What do you see?
Au sujet des artsites :
Saghar est née en janvier 1986 dans un vieux quartier de Téhéran. Au lycée, elle étudie les mathématiques et passe le reste de son temps dans sa chambre à rêver éveillée, explorant les mondes parallèles du cinéma, de la photographie et de l’écriture.
Sa pratique artistique débute en 2011 dans l’underground de Téhéran, au sein d’espaces informels : des maisons privées, des lieux improvisés. Cet environnement clandestin n’est pas une scène : c’est un espace de résistance, où le corps peut dire « non », et où le geste devient politique avant toute autre chose. Saghar devient artiste sans formation académique ni discipline formelle, mais avec une rigueur vitale : inventer des stratégies de présence là où le corps est surveillé ou effacé. Cette origine marque profondément sa manière de créer : au lieu de chercher à produire des chorégraphies, elle commence à créer des situations dans lesquelles l’imprévisibilité et le changement peuvent advenir. Son travail se fonde sur l’écoute de ce qui la met en mouvement.
Son projet en cours est un environnement ouvert où le montage en temps réel, l’écriture fragmentée et les souvenirs, le regard et les relations spatiales convergent. Sa pratique se situe à l’intersection de la danse, du cinéma, du montage, de l’écriture et de la performance live. Son travail explore les conditions de visibilité des corps, les architectures politiques qui les traversent, ainsi que les modes d’émergence qui apparaissent lorsque les formes établies deviennent insuffisantes.
En 2022, elle s’installe à Montpellier grâce à une bourse afin de poursuivre son master (EXERCE) à l’ICI – Centre chorégraphique national de Montpellier –, où elle vit et travaille depuis.
Ondine Cloez (France, 1979) est une chorégraphe et performeuse basée à Bruxelles. Son parcours commence par une formation en danse classique au Conservatoire National de Grenoble. En 1998, elle s’installe à Bruxelles et étudie à P.A.R.T.S. pendant trois ans. Elle participe à la formation Ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier, en 2002.
Depuis, elle a travaillé comme interprète pour Mathilde Monnier, Laurent Pichaud, Linda Samaraweerova, Marcos Simoes, Sara Manente, Jaime Llopis, Randy Carreno, Rémy Héritier, Antoine Defoort & Halory Goerger, Grand Magasin, Jocelyn Cottencin, Loïc Touzé.
En 2009, elle co-signe avec Sara Manente et Michiel Reynaerts la vidéo Some Performances et le projet in situ Grand Tourists.
Elle créé en 2018 sa première pièce, Vacances vacance, puis L’art de conserver la santé en 2020, sa déclinaison pour extérieur La Ballade des Simples et enfin sa version concert Salerno. En 2020-21, Ondine Cloez est artiste en résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers où elle propose diverses formes autour de son projet : performances, balades et visites, conférences sur la santé et le Moyen Âge, ateliers.
Depuis quelques années, elle privilégie les projets collaboratifs et la recherche. En 2024, elle signe avec Kotomi Nishiwaki The first word of the first poem of the first collection is basket. Elle rencontre à Exerce Shira Marek, Ehsan Shayanfard et Elena Bastogi, il·elles créent ensemble une pratique performative I think we need to talk about this.
En 2025, elle commence une recherche autour de la pluie été pourri qui prendra d’abord la forme d'une publication dans la nouvelle collection Éclats de Contredanse avant de se transformer en performance.